Les chiffres du Grand Trail des Templiers 2026 : 80,7 km, 3 443 m de dénivelé, 2 500 coureurs
N°12Courses10 min5 octobre 2026

Grand Trail des Templiers 2026 : parcours, palmarès, ce qu'il faut savoir

12.
Yann Spigolis
Courses

Photo : Kilomètre 70

80,7 km, 3 443 m D+, départ de nuit le 18 octobre. Le parcours du Grand Trail des Templiers, le palmarès depuis 2014 et les règles à connaître.

Verdict

L'ultra court le plus mythique de France : 80,7 km dans les Grands Causses, un départ à la frontale et un plateau élite qui se gagne autour de 6 h 40.

  • 80,7kmdistance officielle
  • 3 443m D+dénivelé positif
  • 2 500coureurs au départ
  • 10 000€prime du vainqueur et de la gagnante
Distance
80,7 km
Dénivelé
3 443 m D+
Lieu
Aveyron (Millau, Grands Causses)
Date
Dimanche 18 octobre 2026, départ 5 h 10

Site officiel ↗

Grand Trail des Templiers 2025

31e édition · 19 octobre 2025 · 80,7 km, 3 443 m D+

Hommes

  1. 1Pierre Livache6:45:44
  2. 2Juho Ylinen6:46:24
  3. 3Antoine Thiriat6:49:16

Femmes

  1. 1Caitlin Fielder7:53:22
  2. 2Marie Goncalves7:59:46
  3. 3Adeline Martin8:11:01

Sources : Esprit Trail et u-Trail (podiums), Wikipédia (palmarès).

Hommes : le temps du vainqueur depuis 2014Du plus rapide au plus lent. Le tracé change légèrement selon les années.
  1. 12021 · Albon6 h 32 min 19 s
  2. 22018 · Spehler+4 min 24 s
  3. 32014 · Cori+4 min 30 s
  4. 42024 · Cardin+5 min 55 s
  5. 52017 · Spehler+6 min 16 s
  6. 62023 · Albon+9 min 58 s
  7. 72015 · Cori+11 min 51 s
  8. 82016 · Heras+12 min 53 s
  9. 92025 · Livache+13 min 25 s
  10. 102022 · Walmsley+23 min 57 s
Voir les données
RangNomTempsÉcart
12021 · Albon6 h 32 min 19 s—
22018 · Spehler6 h 36 min 43 s+4 min 24 s
32014 · Cori6 h 36 min 49 s+4 min 30 s
42024 · Cardin6 h 38 min 14 s+5 min 55 s
52017 · Spehler6 h 38 min 35 s+6 min 16 s
62023 · Albon6 h 42 min 17 s+9 min 58 s
72015 · Cori6 h 44 min 10 s+11 min 51 s
82016 · Heras6 h 45 min 12 s+12 min 53 s
92025 · Livache6 h 45 min 44 s+13 min 25 s
102022 · Walmsley6 h 56 min 16 s+23 min 57 s

L’essentiel en 30 secondes

Le Grand Trail des Templiers, c’est 80,7 km et 3 443 m de dénivelé positif autour de Millau, dans l’Aveyron. Le départ est donné le dimanche 18 octobre 2026 à 5 h 10, en trois vagues, dans la nuit noire des Grands Causses. Ils seront 2 500 au départ, et le vainqueur comme la gagnante toucheront 10 000 €, à égalité.

C’est la course historique du Festival des Templiers, née en 1995. Elle se gagne presque toujours entre 6 h 30 et 7 h, et elle clôt le week-end, après trois jours de courses et de salon.

Date Dimanche 18 octobre 2026
Départ 5 h 10, 5 h 35 et 5 h 50 (trois vagues), route de Paulhe, Millau
Arrivée Domaine de Saint-Estève, Millau
Distance 80,7 km
Dénivelé 3 443 m D+
Point haut / point bas 894 m / 360 m
Coureurs 2 500
Ravitaillements 4 complets ou allégés, plus 2 points d’eau
Bâtons Autorisés, sauf du départ au sommet de la côte de Carbassas
Primes Égales hommes et femmes : 10 000 € au 1er, 4 000 € au 2e, 3 000 € au 3e
Édition 32e Festival, 31 éditions du Grand Trail disputées

Le contexte

Les Templiers ont trente ans et restent la référence française de l’ultra court. Le festival réunit dix-huit courses et 13 000 coureurs du 15 au 18 octobre 2026, avec un salon du trail qui est le rendez-vous annuel de la filière.

Le Grand Trail, lui, garde son rôle : c’est l’épreuve où l’on vient se mesurer, sur un format assez court pour être couru vite, et assez long pour casser ceux qui partent trop fort. Le plateau 2026 est présenté par l’organisation comme le meilleur jamais réuni : 22 coureurs à plus de 900 points de cote sur l’ensemble du festival, dont 16 sur le Grand Trail.

« Sur le Grand Trail, l’épreuve historique, nous avons un super plateau », résume la co-organisatrice Odile Baudrier dans Millavois, qui parle d’« un plateau international inédit ».

À noter cette année : l’Endurance Trail (100 km, 4 309 m D+, le vendredi) offre aux finishers en moins de 19 heures une place au tirage au sort de la Western States 2027. De quoi attirer du monde sur le format long.

Le parcours

Le départ dans la nuit. On part par la route de Paulhe, puis Mas de Trauque et la côte de Carbassas, large mais très raide, qui hisse le peloton sur le Causse Noir. C’est l’image de la course : 2 500 frontales qui serpentent dans le noir. La tradition veut que le départ soit donné sur « Ameno » du groupe Era.

Foule de coureurs frontales allumées sur l'aire de Saint-Estève, avec Millau éclairée en contrebas
Le site de Saint-Estève à la nuit tombée : départ et arrivée se courent dans le noir. Photo : Anthospace, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Causse Noir puis Peyreleau (km 20 environ). Pistes forestières par Betpaumes, Le Sonnac et La Tour, puis la première vraie monotrace en descente vers Peyreleau, au-dessus du Tarn. Premier ravitaillement (allégé), sans assistance, et un public très dense.

Deux coureurs sur un sentier au pied d'un chaos rocheux percé d'arches
Les chaos rocheux des Causses, l'un des décors signature de la course. Photo : © HOKA Les Templiers (autorisation à demander)

La Jonte puis Saint-André-de-Vézines (km 38 environ). Le long de la Jonte vers l’ermitage Saint-Michel et la chapelle de Saint-Jean-des-Balmes, puis le village de Saint-André-de-Vézines. Ravitaillement complet, ambiance accordéon.

Roquesaltes et le Larzac (km 58 environ). Montméjean, les falaises du Rajol et l’arche de Roquesaltes, puis la remontée sur le Larzac : buis centenaires, monotraces aériennes au-dessus des corniches du Pompidou. Point d’eau à La Roque-Sainte-Marguerite, ravitaillement complet à La Salvage.

Vue plongeante sur les gorges depuis la corniche rocheuse du Rajol
La corniche du Rajol pendant le Grand Trail 2018. Photo : Anthospace, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Le final. Vallée de la Dourbie, falaises de la Clapade, descente du Roubelier vers Massebiau (point d’eau), remontée vers la ferme du Cade (dernier ravitaillement), descente technique, puis la Pouncho d’Agast par le Faux-Monnayeur et la grotte du Hibou. Arrivée sous « l’arche du bonheur », au domaine de Saint-Estève.

Le profil est trompeur. Il n’y a pas de col de montagne, mais une succession de montées courtes et raides, et surtout un terrain caillouteux qui use les chevilles pendant 80 km.

Un coureur passe sous une immense arche rocheuse, silhouette à contre-jour
Passage sous une arche rocheuse du parcours. Photo : © HOKA Les Templiers (autorisation à demander)

Ce qu’en disent les coureurs

Jérôme, finisher en 2018 en 10 h 28, raconte sur son blog Rêveur de trail :

« Comme le veut la tradition, le départ est donné au son de “Ameno” du groupe Era. »

« Ça devient un peu plus technique, il y a du caillou, du rocher, il faut surveiller les appuis ! »

Sur le passage à Peyreleau, il note : « Les encouragements d’un public venu en masse me donnent autant de frissons qu’il y a deux ans. » Et sur la fin de course, après Massebiau : « Malgré les encouragements toujours aussi magnifiques, je me sens vidé et à bout de force. » Puis : « Après 48 minutes de supplice, je rejoins enfin le Cade. » Son verdict : « Le trail des Templiers mérite vraiment sa réputation et laisse peu de répit. »

Chez les élites, le ton est le même sur l’ambiance. Pierre Livache, vainqueur surprise en 2025, à l’arrivée : « Je vis un rêve éveillé. Je ne suis personne et là je suis au milieu de coureurs que j’admire. » Sur sa tactique : « Je suis resté patient jusqu’à la mi-course, puis j’ai géré, place après place. » Un an plus tard, il résume la course à Millavois : « C’est la course qui m’a révélé. »

Caitlin Fielder, double gagnante (2024 et 2025) : « Je ne fais pas la course parfaite, mais comme l’an passé, j’ai eu des hauts et des bas. » Puis : « Ce n’est que vers le km 71 que j’ai senti que c’était mon moment ! » Deux éditions de suite, elle a donc gagné en jouant la fin de course.

Marie Goncalves, 2e en 2025, explique son attachement : « Les Templiers, c’est ma course de cœur, c’est mon copain qui m’a fait découvrir le plateau du Larzac il y a 9 ans. » Adeline Martin, 3e, emploie exactement les mêmes mots un an plus tard dans Millavois : « C’est ma course de cœur. »

Même les habitués se font piéger. Sébastien Spehler, double vainqueur de l’épreuve, 20e en 2025 : « à partir du 50e kilomètre, je n’ai pas réussi à y rester. »

Le palmarès depuis 2014

Année Vainqueur Temps Gagnante Temps
2025 Pierre Livache 6 h 45 min 44 s Caitlin Fielder 7 h 53 min 22 s
2024 Thomas Cardin 6 h 38 min 14 s Caitlin Fielder 7 h 42 min 24 s
2023 Jonathan Albon 6 h 42 min 17 s Julie Roux 7 h 58 min 30 s
2022 Jim Walmsley 6 h 56 min 16 s Camille Bruyas 8 h 23 min 06 s
2021 Jonathan Albon 6 h 32 min 19 s Ruth Croft 7 h 51 min 19 s
2020 Annulé (Covid-19) — — —
2019 Annulé (tempête) — — —
2018 Sébastien Spehler 6 h 36 min 43 s Azara García 7 h 38 min 20 s
2017 Sébastien Spehler 6 h 38 min 35 s Ruth Croft 7 h 27 min 31 s
2016 Miguel Heras 6 h 45 min 12 s Jasmin Nunige 8 h 00 min 52 s
2015 Benoît Cori 6 h 44 min 10 s Ellie Greenwood 7 h 58 min 06 s
2014 Benoît Cori 6 h 36 min 49 s Núria Picas 7 h 51 min 46 s

Source : Wikipédia, recoupée pour 2025 par Esprit Trail et u-Trail, et pour plusieurs éditions par les témoignages publiés sur le site officiel.

Trois enseignements. Le chrono gagnant ne bouge quasiment pas : dix éditions tiennent dans une fenêtre de 24 minutes. Les doublés sont fréquents : Cori, Spehler et Albon chez les hommes, Croft et Fielder chez les femmes, qui vise la passe de trois en 2026. Gagner ici ne veut pas dire écraser le chrono : Jim Walmsley, futur vainqueur de l’UTMB, s’impose en 2022 avec le temps gagnant le plus lent de la période.

Silhouette d'un coureur sur le plateau au coucher du soleil, parapente dans le ciel
Fin de journée sur les Causses. Photo : © HOKA Les Templiers (autorisation à demander)

Notre avis

Pour qui. Un coureur qui a déjà bouclé un 50 ou 60 km et veut goûter à une course mythique, rapide et roulante, dans une ambiance de festival. C’est aussi une excellente porte d’entrée vers l’ultra : assez long pour apprendre à gérer, assez court pour ne pas y laisser la saison.

Pour qui pas. Celui qui panique en monotrace de nuit, ou dans les descentes caillouteuses. Et celui qui compte sur ses bâtons dès le départ : ils sont interdits jusqu’au sommet de Carbassas.

Notre conseil. Ne pas se fier au dénivelé modeste. Les deux pièges sont le départ, où l’on part trop vite parce que le terrain est roulant, et le final entre Massebiau et le Cade, où beaucoup explosent. C’est d’ailleurs ce que décrivent aussi bien le finisher en 10 h 28 que le vainqueur de l’édition 2025.

Pratique

Matériel obligatoire (règlement 2026) : dossard visible, puce, réserve d’eau de 0,75 L, frontale avec piles neuves, éco-tasse et éco-assiette (il n’y a plus de gobelets aux ravitaillements). Oublier l’eau ou la frontale coûte 30 minutes de pénalité. Selon la météo, l’organisation peut rendre obligatoires une veste imperméable, un collant long et un bonnet ou buff (1 h de pénalité).

Barrières horaires : elles ne sont pas dans le règlement. Elles sont communiquées avec le dossard (article 4A). Partir d’un ravitaillement après l’heure, c’est la disqualification immédiate et le retrait du dossard.

Retrait des dossards : au Salon du Trail, le vendredi 16 octobre de 12 h à 19 h et le samedi 17 de 9 h à 19 h.

Dotation : t-shirt collector Hoka et produits locaux au départ ; gilet collector, médaille millésimée et repas aligot à l’arrivée.

Les autres courses du week-end : Endurance Trail (100 km, 4 309 m D+, vendredi 16), Marathon des Causses (35 km, 1 578 m D+), Intégrale des Causses, Boffi Fifty, La Templière, et une nouveauté en 2026, la Rock’Voizine (48,3 km, 1 813 m D+) au départ de Saint-André-de-Vézines.

Sources

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