Illustration : Comment porter ses bâtons

Comment porter ses bâtons

Carquois, ceinture porte-bâtons, élastiques du gilet ou à la main : avantages et pièges de chaque façon de porter ses bâtons, et règles des courses.

36 g
Le poids d'un carquois Salomon Custom Quiver, pour 29 €
93 g
Celui d'une ceinture porte-bâtons Evadict, pour 25 €
1 h
De pénalité si vous sortez des bâtons à la Diagonale des Fous

Notre verdict.

Le carquois dans le dos est le plus simple pour ranger et ressortir des bâtons pliables sans s'arrêter. La ceinture est légère mais ballotte en descente. Les élastiques du gilet obligent souvent à l'enlever. Et à la Diagonale, la question ne se pose pas : les bâtons sont interdits.

L’essentiel en 30 secondes

Des bâtons, ça sert en montée et parfois en descente. Le reste du temps, il faut bien les mettre quelque part. Quatre solutions :

  • Le carquois dans le dos : le plus rapide pour ranger et ressortir des bâtons pliables en courant.
  • La ceinture porte-bâtons : légère et pas chère, mais elle ballotte en descente.
  • Les élastiques et crochets du gilet : déjà là, gratuits, mais souvent lents et pénibles.
  • À la main, repliés : zéro équipement, mais une main occupée, et c’est fatigant sur la durée.

Avant tout ça, une question : as-tu le droit de les prendre ? Ça change d’une course à l’autre.

Avant de choisir : les règles des courses

Notre comparatif du matériel obligatoire le montre bien :

  • Diagonale des Fous : bâtons interdits sur toute la course, une heure de pénalité si on vous en voit, pour protéger les sentiers du Parc national de La Réunion.
  • Templiers : autorisés, sauf sur un segment, entre Millau et le sommet de la montée des Carbassas. Il faut donc les porter rangés à ce moment-là, et c’est là que le système de portage compte.
  • UTMB : autorisés.

Vérifiez le règlement de chaque course, chaque année. C’est la seule règle qui vaut partout.

1. Le carquois dans le dos

Un étui long et étroit qui s’accroche au dos du gilet. Vous repliez vos bâtons, vous passez la main derrière vous, vous les glissez dedans, et vous serrez un cordon qui passe sous le bras. Pour les ressortir, l’inverse. Tout ça en marchant ou en courant, sans enlever le sac.

Le plus connu est le Salomon Custom Quiver : 36 g, 29 €. Le Comparatif du Trail, qui l’a utilisé plus d’un an, le juge comme la solution la plus simple et la plus efficace pour des bâtons pliables en trois brins. Les bâtons restent stables, sans bruit ni vibration, même en descente.

Les limites :

  • Compatibilité : officiellement, il ne s’accroche qu’à certains gilets de la marque (gammes S/Lab Sense Pro et ADV Skin). Des coureurs l’adaptent à d’autres sacs en cousant des attaches, mais ce n’est pas prévu.
  • Gilet très plein : le carquois peut glisser sur le côté et frotter le bras ou le haut du dos.
  • Bâtons pliables uniquement : un bâton télescopique, plus long une fois rentré, s’y prête mal.

Pour qui : celui qui alterne souvent bâtons et pas de bâtons, sur une course longue avec beaucoup de changements de pente.

2. La ceinture porte-bâtons

Une ceinture élastique avec, dans le dos, deux sangles qui tiennent les bâtons repliés à l’horizontale. Souvent des poches et un porte-dossard en plus. Exemple : la ceinture Evadict de Decathlon, 93 g, 25 €, avec une mousse dans le dos pour ne pas sentir les bâtons.

Les avantages : légère, pas chère, compatible avec n’importe quel gilet, et pratique sur les formats courts où on court sans sac.

La limite principale : le Comparatif du Trail note que les ceintures porte-bâtons ont tendance à ballotter nettement en descente, même avec des accessoires en carbone. Sur une longue descente technique, ça fatigue et ça agace.

Pour qui : les formats courts ou sans sac, et les coureurs qui sortent les bâtons pour une ou deux grosses montées seulement.

3. Les élastiques et crochets du gilet

Beaucoup de gilets de trail ont des élastiques, des boucles ou des crochets pour les bâtons, sur le devant, sur le côté ou dans le dos. C’est gratuit et déjà là.

Le problème : selon le Comparatif du Trail, ces systèmes intégrés sont souvent compliqués à utiliser, font perdre du temps et de l’énergie, et obligent souvent à enlever le sac. Un système qu’on n’arrive pas à utiliser en courant, on finit par ne plus s’en servir : on garde les bâtons à la main, ou on ne les sort plus.

Pour qui : à tester à l’entraînement avant de compter dessus en course. Si vous y arrivez sans vous arrêter, c’est parfait ; sinon, passez au carquois ou à la ceinture.

4. À la main, repliés

La solution sans équipement : bâtons repliés, tenus dans une main, ou les deux bâtons dans la même main.

Les limites : une main occupée, ce qui n’aide pas sur un terrain où on a besoin de se rattraper. Et sur des heures, tenir quelques centaines de grammes au bout du bras finit par se sentir.

Pour qui : les transitions courtes, quand ranger puis ressortir prendrait plus de temps que de les garder.

Notre avis

Le meilleur système, c’est celui que vous utilisez sans vous arrêter. Sur un ultra, vous allez sortir et ranger vos bâtons des dizaines de fois : chaque manipulation de trente secondes devient du temps perdu et une source d’agacement. Le carquois est le plus fluide pour des bâtons pliables, si votre gilet l’accepte ; la ceinture est un bon plan B, léger et universel ; les élastiques du gilet sont à valider à l’entraînement. Et avant tout ça, vérifiez que vous avez le droit de les prendre, et lisez ce que les bâtons font vraiment gagner : vous verrez qu’ils ne servent pas partout.

Méthode

  • Fonctionnement, poids et prix des produits : tests et fiches du Comparatif du Trail. Les prix sont ceux affichés par cette source et peuvent avoir changé.
  • Règles des courses : notre comparatif du matériel obligatoire, d’après les règlements officiels.
  • Nos bâtons de référence sont dans le rayon bâtons de notre guide matériel.

Sources

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